Soutiens-gorge et prothèses
Trois soeurs, une épreuve et un atelier pour se retrouver
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Patients (FR)
May 1, 2026
Dans cette famille de cinq soeurs, l’année 2025 restera marquée par une épreuve inattendue et profondément partagée. En l’espace de quelques mois seulement, trois d’entre elles — Claudette, Ginette et Danielle — ont reçu un diagnostic de cancer du sein. Trois parcours de vie différents, trois âges distincts, mais un même défi qui a renforcé encore davantage leur lien déjà solide.
Claudette, l’aînée de la famille, a 71 ans. En juin 2025, son médecin lui annonce la récidive d’un cancer apparu pour la première fois en 1993. Cette fois-ci, la tumeur est rare et située au niveau du mamelon. Claudette connaît malheureusement bien la maladie : avec ce diagnostic, elle en est à son cinquième cancer. Au fil des années, elle a déjà affronté trois cancers du sein, subi une hystérectomie et été traitée pour une tumeur à la vessie. Elle abordera cette nouvelle épreuve avec l’expérience et la détermination de quelqu’un qui a déjà traversé plusieurs tempêtes.
Un mois plus tard, en juillet 2025, c’est au tour de Ginette, 66 ans, de recevoir la même nouvelle. Pour elle aussi, il s’agit d’une récidive. Son premier cancer du sein remonte à 1998. Cette fois, elle choisit une approche radicale : même si un seul sein est atteint, elle demande que les deux soient retirés afin d’éviter tout risque futur. Elle subit une mastectomie totale à l’automne.
La plus jeune des trois soeurs, Danielle, 62 ans, avait en réalité été la première à recevoir son diagnostic, en janvier 2025. Le 7 mars, elle subit une mastectomie du sein droit avec reconstruction. Danielle est la benjamine dans la lignée. « Nous sommes cinq filles dans la famille », explique-t-elle. « Pour l’instant, les deux autres ont été épargnées. » Malgré la difficulté de la situation, les trois soeurs trouvent du réconfort dans le fait de pouvoir traverser cette période ensemble.
Au milieu des rendez-vous médicaux et des traitements, une initiative simple va leur offrir un moment de répit et de partage. Danielle, qui suivait déjà des cours de yoga à La Maison Main… Tenir L’espoir, entend parler de Belle et bien dans sa peau. Curieuse, elle décide de s’y inscrire et en parle à ses soeurs. L’idée les séduit, et elles choisissent d’y participer ensemble.
Pour Claudette, ce n’est pas la première expérience de ce type. Elle avait déjà assisté à un atelier semblable en 1993, à Montréal. Toutefois, l’atelier de Trois-Rivières a été particulièrement touchant étant donné qu’elle y a participé avec ses soeurs. Ginette avait aussi également participé à un atelier de BBDSP lorsqu’elle avait reçu son diagnostic, en 1998.
Dès leur arrivée, les trois soeurs retrouvent quelque chose de précieux : le plaisir d’être ensemble. « On ne se voit pas souvent, alors ça nous a fait du bien », confie Danielle. Rapidement, l’atmosphère devient conviviale et remplie de rires.
Les bénévoles prennent le temps d’accompagner chacune des participantes avec patience et attention dans des gestes simples de soins personnels : apprendre à appliquer un fond de teint, utiliser un cache-cerne ou redessiner des sourcils. Pour certaines participantes, ce sont de nouvelles techniques à découvrir. Pour d’autres, comme Ginette, c’est l’occasion de retrouver des conseils qu’elle avait reçus près de trente ans auparavant.
Claudette, pour sa part, se préoccupe surtout de ses sourcils, qu’elle a perdus. Elle se sent peu habile pour les redessiner et fait rire le groupe en blaguant quand elle avoue qu’elle avait peur d’avoir l’air « d’un clown ». Dans une salle d’une huitaine de femmes, chaque histoire est différente, mais toutes partagent un même besoin d’écoute et de soutien.
Danielle retient particulièrement l’aspect du partage et de la solidarité. Même si elle n’utilise pas nécessairement toutes les techniques apprises, elle apprécie les conseils reçus et les échanges avec les autres participantes. Les conversations s’élargissent naturellement : on parle des traitements, des inquiétudes, mais aussi de la vie quotidienne.
Pour Danielle, ces ateliers jouent un rôle essentiel. « Ils nous redonnent de l’espoir et nous encouragent à prendre soin de nous », explique-t-elle. « Même quand on traverse la maladie, on peut prendre du temps pour soi. »
Au-delà des conseils beauté, les trois soeurs ont surtout trouvé un espace où se sentir comprises. Un endroit où l’on peut parler librement, poser des questions et rencontrer d’autres personnes qui vivent la même réalité. Danielle a aussi assisté à d’autres ateliers offerts par BBDSP et apprécie bien recevoir son infolettre. Elle souhaite aussi encourager ses soeurs à explorer les différents ateliers, en ligne.
Aujourd’hui, si elles ont accepté de raconter leur histoire, c’est avec un objectif simple : que leur expérience puisse servir à d’autres.
Trois soeurs, trois parcours, une même année émouvante. Mais aussi trois femmes qui ont choisi de traverser cette épreuve ensemble — avec courage, solidarité… et parfois même avec un peu d’humour, devant un miroir, en essayant de tracer la ligne « parfaite » d’un sourcil.
Triplez votre impact et aidez des personnes comme Claudette, Ginette, et Danielle!
Jusqu'au 31 mai, iA Groupe financier triplera tous les dons individuels versés à Belle et bien dans sa peau.
*iA Groupe financier s’engage à tripler la somme de tous les dons individuels, dans la limite d’un montant total de 30 000 $.