Prendre soin de soi et pleine conscience
Garder une attitude positive après un diagnostic à 30 ans
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Patients (FR)
October 1, 2026
Recevoir un diagnostic de cancer du sein à 30 ans a été un choc énorme. Tout allait si bien. Je venais de me marier et je vivais au cœur de Winnipeg avec mon mari Peyton, notre énorme chien Bowie, que nous avions recueilli dans un refuge, et nos deux chats. Nous adorions faire de longues randonnées, aller à des concerts et visiter des expositions d’art. Je suis enseignante au primaire et j’enseignais aux élèves de 1ère et de 2e année, un âge tellement agréable à enseigner. La vie était belle.
Personne dans ma famille n’avait eu de cancer du sein, et ce fut un choc encore plus grand d’apprendre que le mien était de stade 4. Avant mon diagnostic, je n’avais aucune idée qu’il existait différents types de cancer du sein. Le mien est HER2-positif, une forme agressive, mais très bien traitable de cancer du sein.
L’une des choses les plus difficiles après avoir appris mon diagnostic a été de trouver quelqu’un avec qui pouvoir tisser des liens. Dans toute la documentation qu’on m’a remise, comme les brochures sur le cancer du sein avancé, toutes les photos et les informations s’adressaient à des personnes âgées de 60 ans ou plus. On ne rencontre pas souvent d’autres trentenaires atteintes d’un cancer du sein de stade 4. Ne pas pouvoir trouver quelqu’un à qui je pouvais vraiment m’identifier a été difficile.
Suivre mon plan de traitement a été un véritable tourbillon d’émotions. C’était également difficile physiquement. Au début, les nausées me donnaient l’impression d’avoir le mal de mer, et je souffrais de violentes douleurs osseuses. Mais tous mes médecins et infirmiers étaient si positifs et encourageants qu’ils m’ont vraiment aidée à rester positive moi aussi.
Rester positive était une priorité pour moi. Mon mari y a beaucoup contribué. Pendant la chimio, quand je ne me sentais pas bien, on regardait ensemble de vieilles séries comiques et on riait autant que possible. On regardait The Great British Bake Off, puis on s’est mis à faire de la pâtisserie ensemble. On essayait simplement de garder une ambiance légère.
Dans les moments où je n’étais pas positive, Peyton était là pour me remonter le moral et me rappeler que tout allait bien se passer et que nous étions dans cette épreuve ensemble. Il m’a aidée à traverser des moments difficiles. Il prenait des notes lors de mes rendez-vous chez le médecin et me rassurait quand j’étais submergée par les émotions. Quand j’avais des nausées à cause de la chimio et que je n’avais pas d’appétit, il faisait preuve de créativité en cuisine, en préparant de la soupe ou des bao buns pour essayer de me faire manger des protéines et des vitamines.
L’atelier Belle et bien dans sa peau m’a également aidée à rester positive. Je n’avais aucun problème avec la perte de mes cheveux : je me suis fait une coupe ultra-courte et amusante avec des ciseaux de cuisine. Mais la perspective de perdre mes sourcils me rendait vraiment nerveuse. L’atelier m’a donné une multitude de bons conseils. Apprendre à me dessiner les sourcils a été une véritable avancée pour moi. Et j’ai enfin appris à appliquer correctement le fard à joues.
C’est vrai que lorsque l’on a l’impression d’être belle, on se sent mieux. Les astuces et conseils de maquillage que j’ai appris m’ont donné la confiance nécessaire pour sortir et faire des choses, pour être plus sociable et me sentir à nouveau davantage moi-même. Surtout maintenant que j’ai terminé la chimio : je n’ai plus d’effets secondaires, mais je n’ai toujours pas de cheveux. Certains jours, je me sens vraiment bien, mais quand je me regarde dans le miroir, mon apparence ne correspond pas à ce que je ressens. C’est presque comme si cela me rappelait que je traverse toujours cette épreuve – que je suis toujours malade. Je me sens bien et je veux en avoir l’air, moi aussi.
Je pleure mon ancienne vie d’avant le diagnostic et l’avenir qui aurait pu être le mien, mais je suis très reconnaissante envers la thérapie ciblée et du fait que je vais pouvoir vivre et aller de l’avant avec mon mari qui me soutient et mes merveilleux compagnons à quatre pattes. J’ai hâte d’essayer une coupe à la garçonne, de voyager en Italie et de manger toutes les pâtes que je veux, et de retrouver « ma vie normale ». Si vous traversez la même épreuve, restez positifs. Tout ira bien. Profitez de la vie et essayez de sourire.